Derrière un sérum, un baume ou une huile qui paraît très simple se cachent parfois des mois de réflexion, de formulation, de tests et de documentation.
Créer un produit cosmétique ne consiste pas simplement à mélanger quelques ingrédients que l’on apprécie.
Avant qu’un soin puisse rejoindre votre salle de bain, il faut notamment réfléchir à sa formule, vérifier sa stabilité, évaluer sa sécurité, choisir son emballage, définir ses allégations et s’assurer qu’il respecte la réglementation.
C’est tout le travail de recherche et développement, ou R&D cosmétique.
Alors, comment passe-t-on réellement d’une idée à un produit fini ?
Voici les principales étapes.
1. Tout commence par une idée… et un besoin
Avant même de sortir les béchers et les pipettes, il faut savoir pourquoi le produit doit exister.
La première phase consiste donc à définir son cahier des charges.
À qui le soin est-il destiné ?
Quel besoin cherche-t-il à accompagner ?
Quelle texture souhaite-t-on ?
Doit-il être rincé ou rester sur la peau ?
Sera-t-il utilisé sur le visage, le corps, les cheveux ou les lèvres ?
Quels ingrédients souhaite-t-on mettre en valeur ?
Quel type de contenant sera utilisé ?
Cette réflexion peut s’appuyer sur les retours des clients, les tendances du marché, les nouvelles matières premières disponibles ou simplement sur un besoin identifié dans une gamme existante.
Chez Là-Haut, cette étape est également l’occasion de réfléchir à la place que peuvent prendre les plantes et les matières premières de notre territoire valaisan.
L’objectif n’est pas de créer un produit simplement parce qu’une tendance existe.
Il faut surtout pouvoir répondre à une question :
Quelle est sa véritable raison d’être ?

2. Construire la formule
Une fois le projet défini commence le travail de formulation.
Le formulateur sélectionne les ingrédients en fonction du résultat recherché et du type de produit.
Cela peut inclure :
des huiles végétales, des beurres, des hydrolats, des humectants, des émulsifiants, des antioxydants, des conservateurs lorsque la formule en nécessite, des parfums ou encore différents actifs cosmétiques.
Mais sélectionner de « bons ingrédients » séparément ne suffit pas.
Une formule doit fonctionner comme un ensemble.
Il faut notamment vérifier :
la compatibilité des matières premières, leurs concentrations, le pH lorsque celui-ci est pertinent, la texture, l’odeur, la couleur, la stabilité et la manière dont le produit évolue avec le temps.
3. Les premiers prototypes
Une formule est rarement parfaite dès le premier essai.
Commencent alors les prototypes.
Version 1.
Puis version 2.
Parfois version 8, 15… ou davantage.
Quelques dixièmes de pourcent peuvent parfois modifier complètement :
la texture, la viscosité, la vitesse d’absorption, la sensation sur la peau ou la stabilité d’une émulsion.
Chaque prototype permet donc d’affiner le produit.
Trop fluide ?
On ajuste.
Trop gras ?
On retravaille l’équilibre.
L’émulsion se sépare ?
Retour à la formulation.
L’odeur évolue ?
Il faut comprendre pourquoi.
La R&D fonctionne beaucoup par :
formuler → observer → mesurer → ajuster → recommencer.
4. Sélectionner les matières premières
La qualité d’un produit dépend aussi de la connaissance de ses matières premières.
Chaque ingrédient doit être documenté.
Origine, composition, spécifications techniques, pureté, éventuelles restrictions réglementaires, stabilité, informations toxicologiques…
En Suisse, les substances cosmétiques sont encadrées par la législation suisse, qui renvoie largement au règlement européen relatif aux produits cosmétiques pour les substances interdites, restreintes, conservateurs, colorants et filtres UV.
Même une matière première d’origine naturelle ne peut donc pas être utilisée simplement parce qu’elle vient d’une plante.
Naturel ne signifie pas « sans évaluation ».
5. Vérifier la stabilité du produit
Une belle texture le jour de la fabrication ne suffit pas.
Que deviendra le produit après :
trois mois ?
six mois ?
un été chaud ?
un hiver froid ?
plusieurs ouvertures et fermetures ?
La stabilité fait partie des éléments documentés dans le rapport de sécurité du produit cosmétique. Elle permet notamment d’évaluer si la formule conserve ses caractéristiques dans des conditions de stockage raisonnablement prévisibles et contribue à déterminer sa durée de conservation.
Pendant ces essais, on peut surveiller selon la formule :
l’aspect, l’odeur, la couleur, le pH, la viscosité, la séparation de phases ou d’autres paramètres pertinents.
L’objectif est simple :
s’assurer que le produit reste conforme et sûr pendant sa durée de vie prévue.
6. La sécurité microbiologique
Les micro-organismes constituent un autre point essentiel.
Une crème contenant de l’eau n’a évidemment pas les mêmes risques microbiologiques qu’une huile végétale anhydre.
Le système de conservation doit donc être adapté à la formule.
Pour les produits susceptibles de permettre le développement de micro-organismes, l’efficacité du système de conservation peut notamment être vérifiée grâce à un challenge test : le produit est volontairement exposé à certains micro-organismes afin d’évaluer sa capacité à maîtriser cette contamination. Les lignes directrices reprises par l’OSAV prévoient ce type d’évaluation lorsque les conditions de stockage et d’utilisation peuvent entraîner un risque microbiologique.
Cela signifie aussi qu’un challenge test n’a pas la même pertinence pour toutes les formules.
Le programme de tests dépend toujours du produit.
7. Et les tests dermatologiques ?
On voit souvent sur les emballages :
« testé dermatologiquement ».
C’est intéressant lorsqu’un test approprié a réellement été effectué.
Mais il faut distinguer :
l’obligation de garantir la sécurité du cosmétique
et
la réalisation d’un test dermatologique particulier.
En Suisse, le produit doit disposer d’une évaluation de sécurité réalisée par une personne qualifiée avant sa mise sur le marché. Le dossier doit notamment prendre en compte la formule, l’exposition, la stabilité, la qualité microbiologique, les informations toxicologiques et les effets indésirables connus.
Un test de tolérance sur volontaires constitue une donnée supplémentaire très intéressante, mais ce n’est pas simplement la mention « testé dermatologiquement » qui rend un produit légalement sûr.
8. Tester la compatibilité entre le produit et son emballage
Le contenant fait lui aussi partie du développement.
Une formule peut être parfaitement stable dans un bécher en laboratoire et se comporter différemment une fois placée pendant plusieurs mois dans son emballage final.
Il faut donc réfléchir à l’interaction :
produit + contenant.
Le packaging peut notamment influencer :
la protection contre l’air, la lumière, l’humidité et les contaminations extérieures.
Le rapport de sécurité doit également intégrer les informations pertinentes concernant le matériau d’emballage.
C’est pourquoi le choix entre :
un pot, une pompe, une pipette, un flacon opaque ou transparent
ne relève pas uniquement du design.
L’emballage participe à la qualité et à la conservation du produit.

9. Et les tests d’efficacité ?
C’est ici qu’une nuance importante s’impose.
Il n’est pas obligatoire de réaliser automatiquement une grande étude clinique sur chaque cosmétique.
En revanche :
toute promesse faite au consommateur doit pouvoir être justifiée.
Si l’on écrit par exemple qu’un produit :
augmente l’hydratation,
améliore l’élasticité,
réduit visiblement l’apparence des rides
il faut disposer d’éléments suffisamment solides pour étayer cette affirmation.
Selon la promesse, cela peut reposer sur des mesures instrumentales, des tests sur volontaires, des tests d’usage, des évaluations expertes ou d’autres données scientifiques appropriées.
En Suisse, les allégations doivent notamment répondre à six principes : conformité légale, véracité, éléments probants, sincérité, équité et information permettant au consommateur de faire un choix éclairé.
Plus la promesse est précise, plus les preuves doivent être adaptées à cette promesse.
Attention aux propriétés thérapeutiques
Un cosmétique reste un cosmétique.
Il peut :
nettoyer, parfumer, protéger, maintenir la peau en bon état ou modifier son aspect.
Il ne doit pas être présenté comme un médicament.
En Suisse, les allégations médicales ou thérapeutiques sont interdites pour les produits cosmétiques.
Par exemple, il est très différent d’écrire :
« contribue à améliorer l’aspect d’une peau sujette aux imperfections »
et d’affirmer :
« traite l’acné ».
L’acné étant une affection cutanée, la seconde formulation peut faire basculer la promesse vers le domaine thérapeutique.
Le choix des mots fait donc lui aussi partie du développement du produit.
10. Ajuster… puis parfois recommencer
Les tests peuvent révéler qu’une formule nécessite encore des modifications.
On peut alors ajuster :
une concentration, un émulsifiant, un antioxydant, le système conservateur, la texture, le parfum ou même l’emballage.
Mais une modification n’est jamais totalement anodine.
Changer la formule peut avoir un impact sur :
la stabilité, la sécurité, la conservation ou les allégations.
Il faut donc déterminer quels essais et quelles parties de l’évaluation doivent être refaits ou actualisés.
L’OSAV précise d’ailleurs qu’une reformulation ou un changement important du produit nécessite une mise à jour du PIF et peut, dans certains cas, conduire à l’établissement d’un nouveau dossier.
11. Le dossier d’information sur le produit : le fameux PIF ou DIP
Avant la première mise sur le marché, toute cette information doit être réunie.
En Suisse, chaque produit cosmétique commercialisé professionnellement doit disposer d’un dossier d’information sur le produit, appelé PIF pour Product Information File ou DIP pour Dossier d’information Produit, plus communément appelé en Suisse
Ce dossier comprend notamment :
la description du produit, son rapport de sécurité, les informations relatives à sa fabrication, la conformité aux bonnes pratiques de fabrication et les preuves justifiant les effets revendiqués.
Le rapport de sécurité doit être établi et signé par une personne disposant des qualifications exigées par la réglementation.
Le PIF est donc en quelque sorte :
la carte d’identité technique et réglementaire du cosmétique.
Et il doit continuer à être actualisé lorsque des informations pertinentes changent.
12. Et la réglementation suisse ?
La Suisse possède sa propre réglementation cosmétique.
Elle repose notamment sur :
l’Ordonnance du DFI sur les cosmétiques — OCos, RS 817.023.31
ainsi que sur l’Ordonnance sur les denrées alimentaires et les objets usuels.
Le droit suisse est aujourd’hui largement harmonisé avec le cadre européen, notamment grâce à des renvois vers le règlement européen n° 1223/2009 pour de nombreuses exigences concernant les substances.
Mais il vaut mieux éviter d’écrire simplement que :
« la Suisse applique exactement la réglementation européenne ».
Les deux systèmes sont très proches sur de nombreux points, mais ils ne sont pas totalement identiques.
Une étape importante est entrée en application le 1er mai 2021, avec l’obligation d’établir le PIF et le rapport de sécurité avant la première mise sur le marché selon le cadre actuel.
RS 817.023.31 – Ordonnance du DFI du 16 décembre 2016 sur les cosmétiques (OCos) | Fedlex
13. Les bonnes pratiques de fabrication
La qualité ne s’arrête pas au laboratoire de R&D.
Lorsque la formule est prête, elle doit ensuite être fabriquée dans des conditions maîtrisées.
En Suisse, les cosmétiques doivent respecter les bonnes pratiques de fabrication, ou BPF.
L’OCos fait référence à la norme ISO 22716 pour ces bonnes pratiques. L’OSAV précise toutefois qu’une certification ISO n’est pas obligatoire en elle-même.
Cela concerne notamment :
l’hygiène, les matières premières, le matériel, la traçabilité, les procédures de fabrication, le conditionnement et la gestion des anomalies.
Une bonne formule doit pouvoir être reproduite correctement lot après lot.
14. Les contrôles lors de la fabrication
Une fois le produit développé, le travail de contrôle continue.
Chaque lot doit répondre aux spécifications qui ont été définies pour le produit.
Selon la formule, les contrôles peuvent notamment porter sur :
l’apparence, la couleur, l’odeur, le pH, la viscosité, la densité ou encore la qualité microbiologique.
Tous ces paramètres ne sont pas pertinents pour tous les produits : on ne contrôle pas une huile anhydre exactement comme une crème aqueuse.
C’est pourquoi le plan de contrôle doit être adapté au produit et intégré aux bonnes pratiques de fabrication.
La R&D définit la cible.
La production doit ensuite pouvoir la reproduire.
15. Une fois le produit lancé, le travail continue
Mettre le produit sur le marché n’est pas la fin du processus.
Les retours clients, réclamations, éventuels effets indésirables et nouvelles données scientifiques doivent continuer à être suivis.
L’OSAV précise notamment que l’évaluation de sécurité doit être réexaminée lorsqu’apparaissent de nouvelles informations pertinentes, lorsqu’une formulation change ou lorsqu’un nombre important de réclamations met en évidence un problème potentiel.
Cela fait partie de ce que l’on appelle la surveillance post-commercialisation.
Si un problème est identifié, il faut être capable d’en rechercher la cause et, si nécessaire, de prendre les mesures appropriées.
De l’idée au flacon : bien plus qu’une jolie formule
Créer un cosmétique est donc un travail beaucoup plus vaste que de sélectionner quelques beaux ingrédients.
Il faut à la fois être :
créatif
pour imaginer la formule ;
rigoureux
pour vérifier sa stabilité et sa sécurité ;
précis
pour pouvoir reproduire chaque lot ;
transparent
sur ce que le produit peut réellement faire ;
et conforme
aux exigences réglementaires.
Entre la première idée et le flacon que vous tenez finalement entre vos mains se cachent parfois de nombreux essais, ajustements, contrôles et documents.
Et c’est justement ce travail invisible qui permet de transformer une idée en un véritable produit cosmétique.
Chez Là-Haut, nous aimons les formules simples.
Mais simple ne signifie jamais improvisé.
Derrière quelques ingrédients soigneusement choisis se cachent formulation, contrôles, sécurité, réglementation et beaucoup de travail.
Parce qu’un cosmétique doit être agréable à utiliser.
Mais avant tout :
il doit être sûr, maîtrisé et conforme.
Moins de superflu. Plus de plantes. Et beaucoup de rigueur derrière chaque formule.

Questions fréquentes
Un produit cosmétique doit-il obligatoirement être testé dermatologiquement ?
La sécurité de tout produit cosmétique doit obligatoirement être évaluée et documentée avant sa mise sur le marché.
Chez Là-Haut, nous allons plus loin dans notre protocole de développement : chaque produit fini fait l’objet d’un test simple de tolérance cutanée de type patch test, qu’il s’agisse d’une huile, d’un baume, d’une crème ou d’un savon.
Ce test permet de vérifier la bonne tolérance cutanée du produit fini dans ses conditions d’utilisation prévues.
Des tests plus spécifiques peuvent ensuite être réalisés selon l’usage du produit et les allégations que nous souhaitons revendiquer.
Par exemple :
- un test sur peaux sensibles si nous souhaitons pouvoir communiquer spécifiquement sur la compatibilité avec les peaux sensibles ;
- une évaluation spécifique de la tolérance au niveau du contour des yeux lorsqu’un produit est destiné à cette zone et que nous souhaitons revendiquer cette utilisation.
Ces tests complémentaires ne sont donc pas systématiquement nécessaires pour tous les cosmétiques : ils sont choisis en fonction de la zone d’utilisation, du public cible et des allégations que l’on souhaite pouvoir justifier.
La règle reste la même : plus une promesse est précise, plus elle doit être étayée par des preuves adaptées.
Le challenge test est-il obligatoire pour tous les cosmétiques ?
Non. Il est particulièrement pertinent pour les produits susceptibles de permettre le développement de micro-organismes. Les formules présentant un faible risque microbiologique peuvent nécessiter une approche différente, qui doit être justifiée dans l’évaluation de sécurité.
Faut-il faire une étude clinique pour chaque promesse cosmétique ?
Pas nécessairement. En revanche, toute allégation doit être soutenue par des preuves adéquates, fiables et cohérentes avec la promesse faite au consommateur.
Qu’est-ce qu’un PIF ou DIP ?
Le PIF, ou Product Information File ou DIP Dossier d’information Produit, est le dossier d’information réglementaire du produit. Il contient notamment le rapport de sécurité, les informations de fabrication, la conformité aux bonnes pratiques et les preuves des effets revendiqués.
Peut-on dire qu’un cosmétique « traite l’acné » ?
Il faut être très prudent : en Suisse, un cosmétique ne peut pas revendiquer de propriétés médicales ou thérapeutiques.
La réglementation suisse est-elle identique à celle de l’Union européenne ?
Elle est fortement harmonisée avec le cadre européen et reprend de nombreuses exigences du règlement européen 1223/2009, notamment par renvoi dynamique pour les substances, mais les deux systèmes ne sont pas strictement identiques.
Combien coûte la mise sur le marché d’un produit cosmétique ?
Lorsque l’on regarde un flacon de sérum ou un pot de baume, on pense naturellement au coût des ingrédients, du contenant et de la fabrication.
Mais avant même de pouvoir commercialiser le produit, une partie importante du budget est consacrée à :
la sécurité • les analyses • les tests • la toxicologie • la réglementation • la documentation
Et ces coûts sont engagés avant la vente du premier flacon.
Les montants ci-dessous sont donnés à titre indicatif, sur la base de tarifs publics observés en Suisse et en Europe en 2026. Ils peuvent varier considérablement selon le laboratoire, la complexité de la formule, le nombre d’ingrédients, le type de produit et les allégations souhaitées.
| Étape | Budget indicatif par produit |
|---|---|
| Pré-évaluation toxicologique (selon les labos) | env. 700 CHF |
| Finalisation du DIP après pré-évaluation | env. 700 CHF |
| DIP complet pour une formule | env. 1’400 CHF |
| Test de stabilité | dès env. 180 CHF, davantage selon le protocole |
| Compatibilité produit / emballage | dès env. 180 CHF |
| Analyse microbiologique | env. 70 à 250 CHF |
| Challenge test / efficacité du système conservateur | env. 230 à 560 CHF |
| Patch test dermatologique simple | env. 200 à 650 CHF selon le panel et le protocole |
| Test spécifique peaux sensibles | généralement plus cher qu’un panel peau normale |
| Tolérance contour des yeux / test ophtalmologique | env. 350 à 450 CHF |
| Test instrumental d’hydratation, par exemple cornéométrie | à partir d’env. 400 CHF |
| Étude clinique d’efficacité complexe | de plusieurs milliers de francs à beaucoup plus selon l’allégation |
Concrètement, combien faut-il prévoir par produit ?
Prenons deux exemples simplifiés.
Pour un produit anhydre
Si la formule présente un faible risque microbiologique et que le Safety Assessor estime qu’un challenge test n’est pas pertinent, il faudra malgré tout prévoir notamment :
DIP et évaluation de sécurité + stabilité + compatibilité + test de tolérance cutanée.
Avec les tarifs présentés ci-dessus, le budget réglementaire et de tests peut facilement approcher :
2’000 à 2’500 CHF pour une seule référence.
Et cela avant de compter :
la R&D, les matières premières utilisées pendant les essais, les prototypes, le packaging, le graphisme, les étiquettes, la fabrication ou le temps de travail.
Pour une crème ou une formule contenant de l’eau
Il faut généralement ajouter une évaluation microbiologique plus importante ainsi que, lorsque le produit le nécessite, un challenge test.
Le budget peut alors rapidement se situer autour de :
2’500 à 3’500 CHF ou davantage par référence.
Et si l’on ajoute :
un test peaux sensibles, une étude ophtalmologique ou plusieurs tests d’efficacité instrumentale,
le coût de développement et de validation peut encore augmenter de plusieurs milliers de francs.
Et si un test échoue ?
C’est aussi une réalité de la R&D.
Si une formule :
ne passe pas le challenge test,
se sépare pendant la stabilité,
réagit avec son contenant,
présente un problème de tolérance
ou doit être reformulée après l’évaluation toxicologique,
il faut revenir à la formulation.
Puis, selon l’importance de la modification :
recommencer certains tests.
Un échec en R&D peut donc représenter plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de francs supplémentaires.
C’est aussi pour cela qu’une pré-évaluation toxicologique avant d’engager tous les tests peut être intéressante.
Article rédigé par Amandine
Fondatrice de Là-Haut Cosm’éthiques Naturels
Soins botaniques conçus et fabriqués au cœur du Valais.
La Nature à Fleur de Peau.