De l’abricotier du Valais à votre peau : l’histoire de notre huile d’abricot

Tout commence par un arbre.

Un petit arbre qui, au début du printemps, se couvre de délicates fleurs blanches légèrement rosées.

Puis viennent les fruits.

Et, caché au cœur de chacun d’eux, un noyau que l’on pourrait facilement considérer comme un simple déchet.

Pourtant, c’est à l’intérieur de ce noyau que se trouve l’un des ingrédients les plus emblématiques de Là-Haut Cosm’éthiques Naturels :

la précieuse huile de noyaux d’abricot du Valais.

De l’Asie centrale aux coteaux valaisans, de la fleur à l’abricot, puis du noyau à l’huile cosmétique…

Voici son histoire.


Tout commence par l’abricotier

L’abricotier commun porte le nom botanique :

Prunus armeniaca L.

Son nom scientifique évoque l’Arménie — armeniaca — ce qui lui a longtemps valu d’être associé à cette région.

Mais son histoire est beaucoup plus ancienne et plus complexe.

Les recherches génétiques modernes situent les principaux foyers d’origine et de diversification de l’abricot en Asie centrale et orientale, avec plusieurs épisodes de domestication et de diffusion à travers l’Eurasie.

Autrement dit :

son nom évoque l’Arménie, mais ses racines nous emmènent beaucoup plus loin vers l’est.


De l’Asie au bassin méditerranéen

Cultivé depuis des millénaires en Asie, l’abricotier s’est progressivement déplacé vers l’ouest.

Les échanges entre peuples et civilisations ont contribué à sa diffusion jusqu’au Moyen-Orient puis au bassin méditerranéen.

Grecs et Romains participent à son implantation autour de la Méditerranée, avant que l’abricot ne gagne progressivement l’Europe occidentale. L’Interprofession des Fruits et Légumes du Valais situe son introduction en France depuis l’Italie autour du XVe siècle.

Mais il faudra encore attendre plusieurs siècles avant que l’abricot ne devienne l’un des symboles du Valais.


1812 : les premières traces de l’abricot en Valais

La première mention connue de la culture d’abricots en Valais remonte à 1812.

Dans sa Description du Département du Simplon, le Dr Hildebrand Schiner signale alors deux variétés cultivées dans la région de Sion-Nendaz :

le Bourbon et le Blanc Rosé.

Le fameux Luizet n’a pas encore conquis les vergers valaisans.

Mais cela ne va pas tarder.


Le Luizet : l’abricot emblématique du Valais

Impossible de parler de l’abricot valaisan sans évoquer le Luizet.

Cette ancienne variété, associée à Gabriel Luizet et à la région lyonnaise au XIXe siècle, s’installe ensuite en Valais, notamment autour de Saxon. Les sources patrimoniales situent l’histoire de cette implantation à partir des années 1830.

Grâce aux conditions particulières du Valais, le Luizet trouve un terroir où il s’épanouit particulièrement bien.

Il devient progressivement la variété reine des vergers valaisans et conservera cette place dominante jusque vers le début des années 1990. Aujourd’hui, le verger s’est beaucoup diversifié.

Le Luizet reste néanmoins intimement lié au patrimoine du canton.

Et surtout à une spécialité bien connue…


L’Abricotine AOP et le Luizet

L’Abricotine AOP, ou Eau-de-vie d’abricot du Valais, est élaborée exclusivement en Valais.

Et le Luizet y tient une place centrale :

au minimum 90 % des abricots utilisés doivent appartenir à cette variété.

Les autres variétés du verger valaisan sont admises jusqu’à 10 %.

Production des fruits, fermentation, distillation et mise en bouteille doivent également avoir lieu dans le canton pour bénéficier de l’AOP.

Le Luizet est ainsi bien davantage qu’une ancienne variété d’abricot.

Il fait partie de l’histoire agricole et gastronomique du Valais.


Pourquoi l’abricot se plaît-il autant en Valais ?

Le Valais est l’une des régions européennes les plus septentrionales dans lesquelles l’abricot est cultivé à grande échelle.

Et pourtant, son climat lui convient particulièrement bien.

☀️ beaucoup de soleil
🏔️ des coteaux bien exposés
🌬️ un climat relativement sec
💧 une irrigation historiquement rendue possible par les bisses
🌡️ des différences de températures favorables à la culture fruitière

L’Interprofession des Fruits et Légumes du Valais indique aujourd’hui que le canton représente environ 96 % des surfaces suisses consacrées à l’abricot, avec quelque 688 hectares recensés en 2022.

La production valaisanne moyenne est d’environ 7’600 tonnes par année, même si les récoltes peuvent fortement varier selon les conditions météorologiques.


Un fruit fragile qui demande beaucoup d’attention

Derrière ce beau fruit orangé se cache une culture exigeante.

L’abricotier fait partie des arbres fruitiers qui fleurissent tôt.

Au printemps, ses branches se couvrent de magnifiques fleurs :

blanches à légèrement rosées, délicates et éphémères.

Mais cette floraison précoce constitue aussi l’une de ses fragilités.

Une fois les fleurs développées, elles deviennent particulièrement sensibles aux épisodes de gel printanier. Les études agronomiques montrent que leur résistance au froid diminue au fur et à mesure de la floraison.

Une nuit de gel peut donc fortement influencer la récolte de toute une saison.

Derrière chaque abricot se cachent ainsi des mois de travail, d’observation et une bonne dose d’incertitude liée à la nature.


Une fleur qui a une place particulière chez Là-Haut

Ces petites fleurs d’abricotier sont également très symboliques pour nous.

L’une d’elles se cache dans le logo de Là-Haut Cosm’éthiques Naturels.

Ce n’est pas un hasard.

L’abricotier raconte à lui seul une grande partie de notre histoire :

le Valais • les vergers • la botanique • les saisons • notre attachement aux matières premières locales.

Puis la fleur disparaît…

et laisse progressivement place au fruit.


L’abricot, le fruit emblématique du Valais

Orange, velouté, sucré avec une pointe d’acidité…

L’abricot est devenu l’un des fruits les plus représentatifs du canton.

Et le verger valaisan ne se limite plus au Luizet.

L’Interprofession des Fruits et Légumes du Valais recense environ 80 variétés, dont une vingtaine de variétés principales cultivées commercialement.

Cette diversité permet notamment d’échelonner les récoltes de la fin du mois de juin au début du mois de septembre.

Tartes, confitures, jus, sorbets, plats salés, eau-de-vie…

L’abricot se prête à de nombreuses transformations.

Mais chez Là-Haut, une autre partie du fruit nous intéresse tout particulièrement.

Le noyau.


Un trésor caché au cœur du fruit

Lorsque l’on mange un abricot, le noyau termine généralement sa course à la poubelle.

Pourtant, il cache une petite graine précieuse.

Lorsque certains abricots sont transformés, notamment après leur dénoyautage, ces noyaux peuvent devenir un coproduit à valoriser plutôt qu’un simple déchet.

Et c’est là que l’histoire devient particulièrement intéressante pour la cosmétique.

Car pour obtenir l’huile d’abricot :

ce n’est pas la chair du fruit que l’on presse.

C’est l’amande cachée à l’intérieur de son noyau.


Du noyau à l’huile d’abricot

Le processus demande plusieurs étapes.

1. Récupérer les noyaux

Une fois séparés des fruits, les noyaux sont collectés.

2. Les faire sécher

Ils doivent être correctement séchés avant leur transformation.

3. Casser la coque

La coque très dure du noyau est ouverte.

À l’intérieur apparaît une petite amande :

l’amandon.

C’est elle qui contient l’huile.

4. Presser l’amandon

Les amandons peuvent ensuite être pressés mécaniquement afin d’extraire leur huile.

Pour l’huile utilisée chez Là-Haut, nous avons choisi une pression à froid.

Cette méthode permet d’obtenir une huile végétale sans extraction par solvants et de conserver une partie importante de ses composés naturellement présents.

Les travaux consacrés à l’huile de noyaux d’abricot montrent notamment sa richesse en acides gras insaturés ainsi qu’en tocophérols et autres composés minoritaires.


Notre huile d’abricot : du Valais jusqu’au bout

Pour Là-Haut, utiliser de l’huile d’abricot était presque une évidence.

Lorsque la marque est née, j’habitais dans les hauteurs de Saxon, au cœur des vergers d’abricotiers.

J’avais devant moi cette matière première emblématique du Valais.

Pourquoi aller chercher très loin ce que notre terroir pouvait nous offrir ?

Les abricots dont provient notre huile sont cultivés en Valais.

Et leurs amandons sont également pressés en Valais.

Notre huile est actuellement pressée à froid à l’huilerie Oouliri, à Conthey.

De l’arbre au flacon, nous pouvons ainsi conserver un lien particulièrement fort avec notre territoire.


Que contient l’huile de noyaux d’abricot ?

L’huile d’abricot se distingue notamment par sa forte proportion d’acides gras insaturés.

Sa composition varie naturellement selon les variétés, les conditions de culture et le procédé d’extraction.

On y retrouve principalement :

🌿 Acide oléique

Un acide gras mono-insaturé qui représente généralement une grande partie de l’huile.

🌿 Acide linoléique

Un acide gras polyinsaturé appartenant à la famille des oméga-6.

✨ Tocophérols

Des composés appartenant à la famille de la vitamine E.

🍑 Composés minoritaires

Selon les huiles et les variétés, on peut également retrouver des composés phénoliques et des caroténoïdes.

Une étude portant sur différentes variétés d’abricots a par exemple mesuré environ 71 % d’acide oléique et 22 % d’acide linoléique dans les huiles analysées, ainsi que différents tocophérols et de faibles quantités de bêta-carotène.


Pourquoi aimons-nous autant l’huile d’abricot en cosmétique ?

Parce qu’elle est avant tout une très belle huile émolliente.

Appliquée sur la peau, elle apporte des lipides qui peuvent contribuer à :

🌿 nourrir la peau
🤍 l’assouplir
✨ améliorer son confort
💧 aider à limiter le dessèchement
🍑 laisser un toucher souple et lumineux

Elle possède également une texture relativement fluide et agréable, ce qui permet de l’intégrer aussi bien dans un sérum que dans une huile corporelle ou un baume.


L’huile d’abricot est-elle réellement « anti-âge » ?

Je préfère utiliser ce terme avec prudence.

L’huile de noyaux d’abricot contient bien des tocophérols, composés phénoliques et caroténoïdes présentant un potentiel antioxydant.

Mais cela ne permet pas d’affirmer qu’une huile cosmétique :

stimule directement le collagène, efface les rides ou déclenche le renouvellement cellulaire.

Chez Là-Haut, nous préférons lui attribuer les bénéfices cosmétiques qui lui correspondent réellement :

nutrition • souplesse • confort • éclat

Et laisser à la peau ses propres mécanismes biologiques.


Une huile, plusieurs soins Là-Haut

L’huile d’abricot du Valais est devenue l’un des fils conducteurs de notre gamme.

On la retrouve notamment dans plusieurs de nos créations pour le visage et le corps, souvent associée à d’autres huiles végétales ou plantes botaniques.

Par exemple :

🍑 Sérum précieux Abricot & Pépins de raisin
pour l’éclat et l’équilibre ;

🏔️ Sérum précieux Edelweiss
où elle accompagne d’autres huiles et plantes dans une formule orientée nutrition et confort ;

🌸 Sérum précieux Anti-âge
dans notre soin ciblé autour des signes visibles de l’âge ;

🍯 Sève d’Abricot
notre baume multifonction ;

🍑 Mon Huile Abricot
pour prendre soin du corps et des cheveux.

Retrouvez ici les soins à l’abricot Certifiés Marque Valais

Un même ingrédient local, utilisé de différentes manières selon les besoins de la peau.


De la fleur au soin : une histoire circulaire

C’est peut-être ce que j’aime le plus dans l’histoire de notre huile d’abricot.

Tout commence dans un verger.

🌸 Une fleur apparaît au printemps.

🍑 Elle devient un fruit.

🥧 Le fruit est consommé ou transformé.

🪨 Il reste un noyau.

🌰 À l’intérieur se cache un amandon.

💧 Cet amandon est pressé.

🌿 Et l’huile obtenue rejoint finalement nos soins cosmétiques.

Une partie du fruit que l’on pourrait considérer comme secondaire devient ainsi une matière première précieuse.


Bien plus qu’une huile végétale

Pour Là-Haut, l’huile d’abricot n’a donc pas été choisie uniquement parce qu’elle possède un joli profil cosmétique.

Elle représente aussi :

le Valais

les vergers qui nous entourent

le travail des producteurs

une matière première locale

et cette volonté de créer des cosmétiques profondément liés à notre territoire.

C’est probablement pour cela qu’elle est devenue naturellement l’un des ingrédients signatures de Là-Haut Cosm’éthiques Naturels.


L’abricot du Valais en quelques chiffres

Aujourd’hui, le Valais représente environ :

🍑 96 % des surfaces suisses d’abricotiers
🌳 688 hectares de vergers recensés en 2022
👩‍🌾 environ 136 producteurs
🍑 environ 80 variétés cultivées, dont 25 principales
⚖️ environ 7’600 tonnes produites en moyenne chaque année.

Retrouvez ici les chiffres

Des chiffres qui expliquent pourquoi l’abricot est devenu l’un des grands emblèmes agricoles du canton.


Et le Luizet dans tout cela ?

Même si de nombreuses variétés ont aujourd’hui rejoint les vergers valaisans, le Luizet conserve une place toute particulière dans notre patrimoine.

Il a dominé les cultures pendant des décennies, reste intimement associé à Saxon et demeure indispensable à l’Abricotine AOP, qui doit en contenir au minimum 90 %.

Il raconte à lui seul près de deux siècles d’histoire de l’abricot en Valais.


Une petite fleur devenue symbole

Lorsque vous regarderez désormais le logo Là-Haut, observez ses fleurs.

L’une d’elles représente cette petite fleur d’abricotier qui apparaît au printemps dans les vergers valaisans.

Fragile face au gel.

Éphémère.

Mais capable, quelques mois plus tard, de donner naissance à ce fruit doré dont nous valorisons jusqu’au noyau.

De la fleur à la peau.

Finalement, toute l’histoire de Là-Haut pourrait presque tenir dans cette image.


Pour aller plus loin

Vous souhaitez découvrir plus en détail la composition et les propriétés cosmétiques de cette huile ?

[Lire : Les secrets de l’huile d’abricot]

Et pour découvrir les soins qui mettent en valeur notre huile d’abricot du Valais :

[Découvrir nos soins à l’abricot]


Questions fréquentes

D’où vient l’abricot ?

Les recherches génétiques situent les principaux foyers d’origine et de domestication de l’abricot en Asie centrale et orientale, avant sa diffusion vers l’ouest et l’Europe.

Depuis quand cultive-t-on l’abricot en Valais ?

La première mention connue date de 1812, dans la Description du Département du Simplon de Hildebrand Schiner.

Qu’est-ce que l’abricot Luizet ?

Le Luizet est une ancienne variété d’abricot particulièrement liée à l’histoire du Valais. Longtemps dominante dans le verger valaisan, elle constitue aujourd’hui encore au minimum 90 % des fruits entrant dans la fabrication de l’Abricotine AOP.

Comment fabrique-t-on l’huile de noyaux d’abricot ?

On ouvre le noyau afin d’en récupérer l’amandon, c’est-à-dire la graine située à l’intérieur. Celui-ci peut ensuite être pressé mécaniquement pour obtenir l’huile.

L’huile d’abricot vient-elle de la chair du fruit ?

Non. L’huile cosmétique est extraite de l’amande située à l’intérieur du noyau.

Quels sont les principaux composants de l’huile d’abricot ?

Elle est principalement riche en acides gras insaturés, notamment acides oléique et linoléique, et contient également des tocophérols ainsi que différents composés minoritaires selon les variétés et le procédé d’extraction.

Quels sont ses principaux bienfaits pour la peau ?

En cosmétique, nous l’apprécions surtout pour ses propriétés émollientes : elle nourrit, assouplit, apporte du confort et contribue à limiter le dessèchement de la peau.


Article rédigé par Amandine
Fondatrice de Là-Haut Cosm’éthiques Naturels

Soins botaniques conçus et fabriqués au cœur du Valais.

De la fleur au soin, le Valais au cœur de nos formules.

La Nature à Fleur de Peau.

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